Ohne „au revoir“ zu sagen!

von Margarete Seeber
11. Juli 2020
Maelle2

Liebe Schüler und Schülerinnen, Kollegen und Kolleginnen, lieber Manfred!

Ein einziges Mal in meinem Leben hatte ich die Gelegenheit und den Wunsch, mein Assistenzjahr zu verlängern: Und das war in Reutte.

Beruflich war es interessant, die sprachliche Entwicklung der Schüler zu beobachten, und manchmal hatte ich sogar die Ehre, sie bis zur Matura zu begleiten. Menschlich war es eine echte Chance, denn Unterricht bedeutet vor allem: Beziehungen aufzubauen.

Diese zwei Schuljahre lassen sich nicht in einem kurzen Bericht zusammenfassen: das Vertrauen von Kollegen und Schülern, der vielfältige Austausch, die lustigen Momente, die zahlreichen Geschichten und Geschichtchen meiner Schüler, die sprachlichen Missverständnisse (auch meine!) und schließlich die Aufgeschlossenheit aller anderen, egal ob sie nun französisch sprachen oder nicht. Nie hat man mich so warmherzig aufgenommen, nie habe ich mich so „dahoam“ gefühlt.Ohne jeden Zweifel war diese Erfahrung in Reutte prägend, glücklich und angenehm.

Ich hoffe, dass meine Arbeit im Französischunterricht das Vertrauen der Schüler gestärkt hat, sich in dieser Sprache auszudrücken und über sich zu sprechen, und dass ich sie ermutigt habe,  auch in einer neuen Sprache auf "den Anderen" zuzugehen.

Ich bin überzeugt, dass das Verständnis für die „Nachbarn“ - unabhängig von ihrer Muttersprache - für unser gegenwärtiges und künftiges Leben entscheidend ist.Sprachen werden heutzutage oft vernachlässigt. Und dennoch: Sprachen stehen für das alles, was das Leben ausmacht: Kommunikation, Ausdruck der Gefühle, zwischenmenschlicher Kontakt.

Was uns allen in den letzten Wochen am meistens gefehlt hat, waren die Kontakte zu all den Menschen, die wir schon für selbstverständlich gehalten haben.So hatte ich mir vorgestellt, dieses Schuljahr ganz "normal" mit einer netten Abschlussstunde, französischer Musik, ein bisschen Kuchen und einem Erinnerungsfoto zu beenden. Doch stattdessen bin ich überstürzt abgereist, ohne mich zu verabschieden, ohne „au revoir“ zu sagen.

Deshalb möchte ich mich jetzt an dieser Stelle bei allen Kolleginnen bedanken, bei allen Schüler und Schülerinnen des BRG, mit denen ich während dieser zwei Schuljahre arbeiten durfte, bei den Sekretärinnen, bei den Kollegen und Kolleginnen aus dem Konferenzzimmer, die mich auf einen Kaffee eingeladen haben, und natürlich bei Manfred Pfeifer, der mich in der schwierigen Zeit der Krise gerettet und meine Assistentinnen-Tätigkeit für einige Wochen verlängert hat, merci beaucoup!

Cordialement,
Maëlle Prosper

 

La seule et unique fois de ma vie où j’ai eu l’occasion et l’envie de renouveler mon année d’assistanat fut à Reutte.

Professionnellement, c’est intéressant puisque je peux suivre l’évolution des élèves et parfois j’ai l’honneur de les accompagner jusqu’aux examens.  Humainement, c’est une véritable chance parce qu’enseigner c’est avant toute chose beaucoup de rapports humains. Je ne peux pas résumer ces deux années scolaires en un seul rapport : la confiance des collègues et des élèves, les échanges, les moments drôles, les mille et une anecdotes des élèves, des malentendus linguistiques (les miens également !) et enfin la convivialité de tous, profs de français ou non, étudiants de français ou non.

Jamais je n’ai reçu un accueil aussi chaleureux, je me suis sentie immédiatement à la maison.

Cette expérience à Reutte a été sans aucun doute très formatrice, heureuse et agréable.

J’espère que d’une certaine façon mes interventions dans les cours ont permis aux élèves de se sentir plus en confiance pour parler d’eux-mêmes, s’exprimer dans une autre langue, que cela leur a permis de ne pas avoir peur d’aller vers « l’Autre ».

Je reste convaincue qu’en cette période secouée par la crise du confinement et des fermetures des frontières, que comprendre ses voisins proches et moins, peu importe les langues, est capital pour nos vies présentes et futures. Les langues sont souvent délaissées parce que nous ne nous imaginons jamais en « avoir besoin ». Pourtant, elles sont vecteurs de tellement de choses dont nous avons dû nous rapprocher pendant cette période de confinement : la communication, l’expression de nos sentiments, les contacts avec les autres... Et s’il y a bien une chose dont nous avons tous manqué ces dernières semaines, ce sont les contacts avec toutes les personnes que nous prenions probablement pour acquises dans nos vies.

Je m’étais imaginée terminer l’année scolaire « normalement », un cours final un peu particulier, de la musique, peut-être des gâteaux et une photo souvenir. À la place, je suis partie sans revoir personne « en vrai » et sans faire mes adieux.

Je profite donc de cette lettre pour remercier toutes mes collègues, toutes les classes de BRG avec lesquelles j’ai pu passer du temps ces 2 années scolaires, les secrétaires, les collègues de la salle des profs qui m’ont accompagnée le temps d’un café et bien sûr Manfred Pfeiffer qui a pris le temps dans la tumulte des récents évènements de sauver mes quelques semaines restantes en tant qu’assistante.

Un grand merci à vous tous, je ne vous oublierai pas !

Maëlle Prosper